Bilan de la journée du 16 décembre contre la précarité des AESH et des AED
Article de SUD éducation 34
Jeudi 18 décembre
Mardi 16 décembre a eu lieu une journée nationale de mobilisation contre la précarité des AESH des AED. Cette journée s’inscrivait dans le cadre de la semaine de mobilisation pour un statut de la fonction publique d’État pour les AESH.
Ce jour-là, les collègues AESH et AED, mais aussi des enseignant·es par solidarité, se sont mis·es en grève.
Des piquets de grève se sont organisés, comme à l’école Daviler Kergomard et aux collèges des Escholiers de la Mosson à Montpellier, ou Louis Germain à Saint-Jean-de-Védas.
Des Vies Scolaires ont été fermées, comme au lycée Jean Mermoz et au collège Gérard Philipe à Montpellier, ou aux collèges Olympe de Gouges à Loupian et Louis Germain à saint-Jean-de-Védas… De nombreuses vies scolaires ont aussi tourné au ralenti.
Les manifestant·es ont défilé de la place de la Comédie jusqu’au Rectorat, où des prises de parole ont eu lieu. Puis les représentant·es des syndicats FSU et SUD éducation ont été reçu·es en audience par Mme Chazal, Secrétaire générale, et M. Gibert, responsable de la DPE.
Lors de cette audience les représentant·es SUD éducation et FSU ont rappelé les problématiques de la rentrée, la demande de plan d’urgence pour l’inclusion, l’union syndicale lors du CDEN, et l’union renforcée entre SUD éducation et la FSU 34 autour de l’inclusion.
Un tableau de l’inclusion scolaire a été dressé : la rationalisation des moyens en termes d’accompagnement au travers des PIALs en est arrivé à un rationnement de l’aide humaine. Sans parler du fait que le droit à l’éducation des élèves en situation de handicap n’est pas respecté, les conditions de travail des personnels s’en trouvent profondément dégradées. Cela entraine une augmentation des démissions, ce qui aggrave les carences en accompagnement.
Les problèmes administratifs induits par la non subrogation et leurs conséquences sur les prestations sociales ont été rappelés.
Nos représentant·es ont insisté sur les risques psychosociaux liés à la pauvreté des AESH et à leur incapacité, dans les conditions actuelles, à remplir la mission de rendre les élèves autonomes, et sur les risques organisationnels causés par le rationnement en AED.
L’administration dit qu’elle entend les revendications mais n’est pas décisionnaire sur les moyens qui lui sont alloués pour y répondre. Elle considère que la condition des AESH s’est déjà beaucoup améliorée, puisqu’on est passé des CUI/CAE en 2005 à la cédéisation au bout de trois ans… Elle affirme qu’au niveau ministériel une réflexion est menée concernant la création d’un corps de la fonction publique. Pour quand et selon quelles conditions ? Le mystère reste entier.
Elle justifie le rationnement en AESH par la « nécessité de favoriser l’autonomie des élèves », qui est bien entendu au cœur de ses préoccupations. Nos représentant·es ont répondu qu’on ne construit pas l’autonomie des élèves en situation de handicap en les laissant livré·es à elles et eux-mêmes.
La non subrogation lui pose aussi un problème parce qu’elle complique le travail des gestionnaires. Mais il faut un texte, et le texte se fait attendre…
Toutefois, nos représentant·es ne sont pas reparti·es sans remporter une petite victoire ! L’administration s’engage à apporter une réponse rapide aux demandes de versement de la prime REP/REP+ avant 2023 pour les AED en CDD ou les personnels qui ne sont plus AED actuellement ! Une liste des demandes sera transmise à M. Gibert à la DPE.
La lutte continue !
Prise de parole de SUD éducation 34 lors de l’audience du 16 décembre
