Inclusion sans moyens : la révolte gronde au collège Louis Germain !
Communiqué de presse de SUD éducation 34
Jeudi 9 octobre 2025
Les AESH du collège Louis Germain à Saint-Jean-de-Védas seront en grève toute
la journée le lundi 13 octobre !
Après le collège des Escholiers de la Mosson le 2 octobre et le collège Fontcarrade le 6 octobre, un troisième établissement se mobilise contre une politique d’inclusion scolaire menée sans moyens.
La communauté éducative, soudée et soutenue par les représentants de la FCPE, organise un rassemblement ce lundi 13 octobre à partir de 7h45
Les représentant·es FCPE de l’établissement ont rédigé un courrier adressé aux parents d’élèves, dénonçant la situation actuelle et invitant à rejoindre la mobilisation.
Parents et personnel éducatif sont excédés de devoir se partager des miettes d’accompagnement, de devoir prendre des heures à un·e élève notifié·e pour en accompagner un·e autre.
Depuis septembre 2025, 4 AESH du collège L. Germain sont redéployées sur le premier degré pour pallier les manques d’aides humaines, faisant ainsi perdre de nombreuses heures d’accompagnement aux élèves du collège : 90 heures au total ! Les collégien·nes censé·es bénéficier d’une aide mutualisée voient leur quota d’accompagnement passer de 6h à 3h d’aide humaine hebdomadaire.
Depuis la rentrée, SUD éducation 34 a mené une enquête pour mesurer l’état du
désastre
Dans certains PIAL, les élèves ayant une notification d’accompagnement mutualisé ne bénéficient d’aucune heure d’accompagnement. Zéro. Le Rectorat nous explique que l’enveloppe budgétaire pour le recrutement d’AESH est épuisée, et qu’elle ne sera pas abondée pour couvrir les besoins. Le constat est là : partout, il manque des AESH pour accompagner correctement les élèves ayant obtenu une notification de la MDA (Maison De l’Autonomie). Le gouvernement n’attribuant pas les fonds indispensables au bon déroulement de la scolarité des élèves, il crée luimême la discrimination et les conditions de l’échec de l’inclusion. Les Rectorats gèrent la pénurie et se mettent dans l’illégalité en ne proposant pas un accompagnement à chaque élève notifié·e.
Nous incitons les parents d’élèves à se mobiliser
Nous incitons les parents d’élèves à se mobiliser et à s’organiser pour déposer des recours en justice afin de faire respecter les droits de leurs enfants.
En tant que syndicat de professionnel·les de l’Éducation nationale, nous mobiliserons les personnels à vos côtés pour construire la lutte, et utiliserons tous les canaux à notre disposition, comme nous avons déjà commencé à le faire : enquête, pétition, audience, interpellation en instances, rassemblements, grève.