Non à la (ré)pression policière sur nos campus
Communiqué intertsyndical des universités de Montpellier

Non à la (ré)pression policière sur nos campus
Les mobilisations « Bloquons tout » du 10 septembre et la mobilisation intersyndicale du 18 septembre ont été marquées par une forte pression policière sur les manifestant.es : à Montpellier, canon à eau et charges contre les manifestants le 10 septembre et blindés Centaure le 18 septembre.
Dans la continuité de cette politique répressive décidée par la préfecture de l’Hérault, un cap a été franchi à l’université Paul-Valéry ce jeudi 2 octobre. Les différentes entrées du campus route de Mende ont été bloquées en fin de nuit par des effectifs policiers importants. Le parvis de l’Atrium en particulier – espace de vie universitaire et point de passage de la majorité des étudiant.es – a été occupé par des camionnettes de police lourdement équipées, selon la préfecture “pour empêcher la tentative de blocage des locaux”. À l’entrée Vasarely, un filtrage renforcé des cartes professionnelles par les agents de sécurité mandatés par l’université a été imposé dès 7h30 du matin, instaurant un climat de suspicion et un risque de répression policière.
Pourtant, lors du dernier Conseil d’Administration, la Présidente s’est félicitée de ne pas avoir sollicité l’intervention policière, malgré les pressions explicites et répétées de la préfecture et du rectorat en ce sens. La présence policière est cependant bien réelle : des dispositifs de surveillance ont été activés, y compris par le recours à des drones au-dessus du campus lors de la mobilisation du 10 septembre.
Nous dénonçons fermement cette escalade sécuritaire et la criminalisation des mobilisations étudiantes et universitaires. L’université doit rester un espace de liberté, de débat et de contestation démocratique. La présence policière, la surveillance aérienne et les dispositifs de contrôle visent à intimider et dissuader celles et ceux qui font vivre la démocratie politique et universitaire.
Nous réaffirmons notre opposition à toute ingérence policière sur les campus et alentours et appelons la présidence à défendre sans ambiguïté l’autonomie universitaire, en refusant la mise sous tutelle sécuritaire imposée par la préfecture.
Signataires : CGT des universités de Montpellier, SNASUB-FSU UMPV, SNESup-FSU UMPV, SUD éducation UMPV